La briscola à cinq, Marco Malvaldi

L’auteur

 

Malvaldi

Marco Malvaldi, est né à Pise en 1974. Après avoir été tour à tour chercheur en chimie à l’université de Pise, puis chanteur lyrique professionnel, il s’est tourné vers l’écriture de romans policiers. Il a d’abord publié un polar historique, Le mystère de Roccapendente, puis a entamé la série des retraités du Bar Lume, dont La briscola à cinq est le premier épisode.

 

La briscola in cinque

 

La briscola à cinq

Pour nous plonger dans l‘atmosphère des vacances, rien de tel que ce polar italien qui évoque cappucino et foccaccia, puisqu’il a pour décor principal un bar de la côte toscane.

L’action se déroule en effet à Pineta, petite station balnéaire toscane à la mode. Massimo y est un patron de bar particulièrement attentif à la santé de ses clients, mais aussi au respect des habitudes italiennes, et de ses propres envies : il ne servira jamais un café en pleine chaleur, surtout parce qu’il a lui-même trop chaud pour le préparer, ni un apéritif avant le déjeuner, parce que c’est pour lui une « aberration mentale » de boire de l’alcool à jeun dans un bar climatisé avant de s’exposer aux quarante degrés ambiants de la Toscane au mois d’août.

Massimo surveille également le nombre de crèmes glacées qu’ingurgite son papy, fringant octogénaire qui squatte le Bar Lume avec sa bande de copains, et dont l’activité favorite est la briscola, jeu de carte italien. Sans oublier la pratique du sport national : « se mêler de ce qui ne vous regarde pas » autrement dit, la « chiachierrata », « tchatche » qui consiste à donner son avis sur tout et à le proclamer haut et fort.

Et l’occasion de se mêler de ce qui ne les regarde pas est offerte aux retraités du Bar Lume, lorsque Massimo voit entrer dans son café un jeune homme fortement alcoolisé qui dit avoir découvert un cadavre dans une poubelle et en avoir informé la police qui ne l’a pas cru, en raison de son état d’ébriété. L’information est pourtant réelle et Massimo se retrouve rapidement au commissariat, aux prises avec « l’Illustrissime commissaire Fusco », un homme antipathique, « susceptible, arrogant, obstiné, prétentieux et vaniteux » qui lui demande de le tenir au courant s’il en apprend davantage sur la victime, la jeune Alina Costa. Dès lors, Massimo s’improvise enquêteur malgré lui, et c’est notamment en écoutant clients et habitués, que ce patron de bar à l’intelligence supérieure finit par élucider le meurtre, après avoir évité à un innocent une inculpation trop rapide.

La briscola à cinq est un excellent polar fondé sur la réflexion, et centré autour d’un patron de bar atypique, héros sérieux, à l’humour bien particulier, qui sait tirer profit de ce qu’il voit et entend autour de lui. On ne demande qu’à découvrir la suite de la série qui connaît un grand succès en Italie, mais qui n’est pas encore traduite en français.

La briscola à cinq, Marco Malvaldi, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, éditions 10/18, collection Grands détectives, Paris, juin 2014, 167 p.

 

 

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