Je n’ai pas peur, Niccolo Ammaniti

L’auteur

 

Niccolo Ammaniti est né en 1966 à Rome. Dans les années quatre-vingt-dix, il s’est fait connaître comme chef de file d’un mouvement d’avant-garde appelé par la critique Les cannibales. En 1994, il publie Branchies , un titre qui fait références à des études de biologie qu’il vient alors d’interrompre. Puis il écrit un essai sur l’adolescence, en collaboration avec son père qui est un célèbre psychiatre.

En 2001, Niccolo Ammaniti  remporte le Prix Viareggio avec Je n’ai pas peur ,  puis le Prix Strega en 2007 pour Comme Dieu le veut . Les œuvres de Niccolo Ammaniti rencontrent un franc succès, puisqu’il est aujourd’hui traduit en quarante langues.

 

Je n’ai pas peur

 

Je n'ai pas peur

 

Eté 1978, il fait chaud à Acqua Traverse, un hameau imaginaire perdu dans les collines du sud de l’Italie. Quatre maisons seulement, dans lesquelles se terrent les habitants, à l’abri de la chaleur infernale. Seuls les enfants sortent et parcourent les champs de blé, à l’affût de la moindre distraction. C’est un groupe de gamins, comme il en existe partout, avec un chef, Rackam, qui fait la loi et devient méchant lorsque les autres ne lui obéissent pas.

Michele quant à lui n’a que neuf ans. Il est intelligent, sensible, mais aussi courageux. Il n’aime pas Rackam, mais ne peut l’éviter. Et s’il ne l’affronte pas, il essaie au moins de protéger les plus faibles de la bande, dont Barbara, une fille un peu trop grosse, un peu lente, qui perd donc toutes les courses et doit subir les gages que Rackam lui impose. Michele surveille également sa petite sœur, âgée de cinq ans, qui les suit partout.

Ce jour-là, Michele décide d’être puni à la place de Barbara et réalise le gage de Rackam, alors que la bande explore un terrain perdu et isolé au milieu duquel se dresse une vielle maison délabrée envahie par les ronces.

Il est très difficile de résumer « Je n’ai pas peur » sans en dévoiler l’intrigue. L’enfant sera confronté à une découverte dont il ne peut tout d’abord imaginer les causes et les conséquences. Je vous conseille surtout de ne pas chercher à en savoir plus, car ce sont les deux découvertes que fait Michele qui donnent tout leur sens au roman.

Niccolo Ammaniti signe un roman d’initiation bouleversant dont le protagoniste est un petit garçon pauvre confronté à la méchanceté et la bêtise des adultes. Dans un style très simple, efficace, le narrateur Michele raconte le monde qu’il découvre. Le dénuement n’excuse pas tout et Michele l’a bien compris, lui qui est un personnage lumineux dont on imagine qu’il sortira de cette terrible aventure certes pas indemne, c’est impossible, mais du moins en ayant préservé sa sincérité.

 

Je n’ai pas peur, Niccolo Ammaniti, traduit de l’italien par Myriem Bouzaher , Le livre de poche, Paris, n°30066, 2004, 251 p.

En VO : Io non ho paura, Niccolo Ammaniti, Einaudi, 2011, 230 p.

 

Io non ho paura

 

 

 

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