Promenade dans les Langhe

C’est une région peu connue d’Italie et pourtant si proche de la France : Les Langhe sont une zone de collines du Piémont, au nord de la Ligurie, autour des petites villes d’Alba et d’Asti, où l’on découvre de magnifiques paysages viticoles. Je vous invite à une petite promenade à Alba, connue pour la truffe blanche, et dans les vignobles environnants dont les noms sont connus des amateurs de bon vin : Barbaresco, Barolo…

 

Alba, le charme d’une petite ville de province…

…qui cache quelques trésors.

La campagne aux portes de la petite ville.

Le paysage caractéristique des Langhe

Le joli village médiéval de Nieve

Partout, un panorama magnifique

Les mains vides / A mani vuote, Valerio Varesi

L’auteur

Valerio Varesi est né à Turin en 1959. Après des études de philosophie à l’université de Bologne, il devient journaliste à La Repubblica. En 1998, il publie le premier tome d’une série dédiée aux enquêtes du commissaire Soneri, « Ultime notizie di una fuga ». Le quatrième tome, paru en 2003, « Il fiume delle nebbie » est le premier de la série à être traduit en français par les éditions Agullo, sous le titre « Le fleuve des brumes ». Il sort ensuite en format de poche au cercle Points. Ensuite, « La pension de la via Saffi » /« L’affittacamere », est parue en poche début 2018,  tandis que les éditions Agullo publiaient une troisième enquête du commissaire Soneri sous le titre « Les ombres de Montelupo » /« Le ombre di Montelupo ». « Les mains vides » est le quatrième à être traduit en français. Il est sorti en Italie en 2006 sous le titre « A mani vuote ».

 

Les mains vides

C’est dans une Parme surchauffée, quelques jours avant le pont du quinze août qui voit les villes italiennes se vider complètement, que se déroule la nouvelle enquête du commissaire Soneri. Une fois n’est pas coutume, l’automne et ses brumes humides ont fait place à une atmosphère brûlante et moite à la fois, que le commissaire Soneri déteste tout particulièrement. Il rêve en effet de brouillards hivernaux qui, pour lui, confèrent à la ville tout son enchantement. Comme dans les précédents volumes que Valerio Varesi a consacrés aux enquêtes du commissaire parmesan, le climat et ses affres constituent un personnage à part entière, présent en toutes circonstances.

Accablé par la chaleur et recherchant le moindre courant d’air, Soneri se déplace dans le petit périmètre luxueux du centre-ville de Parme où un commerçant a été assassiné. Tout indique que Francesco Galluzzo a subi une punition qui a mal tourné. Mais les pistes sont maigres et partent dans des directions opposées. Soneri va pourtant s’entêter, même s’il veut résoudre en même temps le curieux vol qu’a subi Gondo, un pauvre musicien qui joue habituellement de l’accordéon sur les marches du Teatro Regio (Théâtre Royal).

Le dernier roman policier de Valerio Varesi traduit en français est l’occasion de retrouver ce commissaire que j’aime tout particulièrement. Fidèle à lui-même, il se montre attaché à la valeur des choses et au sens critique qui disparaissent chaque jour davantage. Il voit dans ses contemporains des gens « plumés et contents » qui ne se rebellent plus. « C’est ça la barbarie » constate-t-il. Soneri est nostalgique du passé et notamment des luttes historiques, à une époque où les parmesans se battaient pour défendre leur avenir, intolérants à toute forme d’injustice.

Même les bandits regrettent le passé et remarquent la perte des valeurs des nouvelles mafias calabraises qui montent dans le nord et n’hésitent pas à s’allier aux mafias albanaises. Ce qui fait dire à Gerlanda, usurier et escroc de la pire espèce, mais lui aussi dépassé par les méthodes de la nouvelle pègre et par les mutations du monde, en s’adressant à Soneri : « Vous parlez comme un curé ou un communiste. Vous pensez que les gens la veulent vraiment la liberté ? (…) Aucun n’a de véritable projet de vie, tous derrière leurs fantasmes ou leur apparence, la chose la plus stupide et la plus vaine qui soit ».

Au terme d’une enquête qui a mis en évidence le coupable, mais qui aurait pu faire beaucoup plus si Soneri n’avait pas été lâché par son supérieur qui désire avant tout ne pas faire de vagues, notre cher commissaire est plus que jamais découragé. Son intégrité lui refuse l’indifférence qui, à l’instar de la majorité de ses concitoyens, lui permettrait de mener une vie calme et tranquille. Il ne peut que se lamenter :

« Regresser vers le primitif, ne plus penser qu’en termes d’utilité, faire fi du moindre frémissement de spiritualité. On n’avait pas seulement volé la musique de cette ville en attaquant Gondo, on l’avait aussi dépossédée du sens du beau ».

Soneri est l’un de mes commissaires italiens préférés. Vivement que la suite de ses aventures soit traduite ! A moins que je ne poursuive en italien puisque « A mani vuote » a été publié en 2006 et que Valerio Varesi a ensuite publié cinq autres enquêtes du commissaire Soneri…

Les mains vides, Valerio Varesi, traduit de l’italien par Florence Rigollet, Agullo Noir, avril 2019, 259 p.

A mani vuote, Valerio Varesi, ed. Frassinelli, 2006, 237 p.

L’amour harcelant / L’amore molesto, Elena Ferrante

 

Amalia, la soixantaine, se noie la nuit de l’anniversaire de sa fille, Délia. On la retrouve avec pour seul vêtement un soutien-gorge, neuf et d’une marque de luxe, alors que ce n’est pas son habitude de porter ce genre de lingerie. La noyade est suspecte : est-elle le fruit d’un accident ou d’un suicide ? Peut-être même d’un meurtre ? Délia commence une enquête méticuleuse qui va l’amener à fouiller dans ses souvenirs d’enfance, sur les traces d’une mère séductrice qui, peut-être, menait une double vie. Se dessine alors un rapport mère-fille très ambigu, à la fois glaçant et passionné, allant de l’empathie ponctuelle à la haine profonde, sur fond de violences familiales.

« L’amour harcelant » démarre comme un roman policier, mais ce n’en n’est pas un. L’ambigüité est partout, dans le genre littéraire, mais aussi dans les personnages, parfois grotesques, toujours surréalistes. Sous l’œil précis de la narratrice, qui ne nous épargne pas les détails obscènes de ce que j’appellerai plutôt son cheminement que son enquête, nous évoluons dans une atmosphère assez sinistre.

Elena Ferrante nous offre des descriptions détaillées de Naples, par exemple du quartier du Vomero, où tout paraît sale et négligé, et donc très éloigné de la réalité. Tout ce qui concerne Naples et le passé de Délia est visiblement douloureux. La figure du père elle-même est sordide. Dans les moments les plus sombres, la narratrice, Délia, recourt au dialecte, ce napolitain qu’elle ne veut pourtant plus parler. L’écriture est très littéraire, rien n’est laissé au hasard, mais elle est aussi très animale car elle fait appel à tous les sens.

Au total, « L’amour harcelant » (à mon sens « l’amour meurtri », comme traduction de « L’amore molesto », aurait été plus évocateur) est un roman cruel, négatif et ambigu, que je n’ai pas aimé. Ceci dit, j’ai été ravie de l’avoir lu, car il m’a aidé à comprendre en profondeur la saga d’Elena Ferrante, « L’amie prodigieuse », qu’elle a écrit vingt ans plus tard. Tous les thèmes de « L’amie prodigieuse » étaient déjà présents dans « L’amour harcelant » :  la peur de l’abandon, le rapport ambivalent à la mère, la sensualité, un certain dégoût pour le dialecte, la ville de Naples. Ils seront développés et présentés de façon plus objective et équilibrée dans la saga qui a rendu célèbre Elena Ferrante dans le monde entier.

L’amour harcelant, Elena Ferrante, traduit de l’italien par Jean-Noël Schifano, Collection Du monde entier, Gallimard, Paris,1995, 192 p.

L’amore molesto, Elena Ferrante, edizioni e/o, Roma, 1999, 172 p.

 

La série « L’amica geniale » sur la Rai 1

Pour ce premier rendez-vous de la semaine italienne consacré à un film ou à une série télévisée italienne, j’ai choisi de vous parler de la série « L’amica geniale » qui est très attendue en Italie par les lecteurs de la saga d’Elena Ferrante. La série sera transmise sur la Rai 1 à partir du 27 novembre prochain. Les huit épisodes qui évoqueront le tome 1 de la saga, constituent la première saison d’une série qui devrait en compter trente-deux. Chaque épisode durera cinquante minutes et nous pourrons en voir deux chaque mardi.

Les deux premiers épisodes de la série ont été présentés en avant-première lors de la 75 ème édition de la Mostra de Venise, puis ont été diffusés au cinéma en Italie, lors d’une avant-première exclusive qui a eu lieu les 1er, 2 et 3 octobre derniers. Pour nous, il faut attendre encore une bonne semaine, si l’on a la chance d’avoir accès aux chaînes italiennes.

Les tournages ont commencé en mars dernier à Caserta, ville située au nord de Naples où a été reconstitué le quartier d’Elena et Lila. L’auteur, Elena Ferrante, a participé à l’écriture du scénario et à la mise en scène, et a eu son mot à dire pour le choix des acteurs. Ce sont d’ailleurs des enfants qui n’étaient pas acteurs qui ont été choisis parce qu’ils étaient plus naturels, selon Elena Ferrante.

Voici un petit avant-goût :

 

La semaine italienne de Martine

Voici le programme de la deuxième Semaine italienne que Martine nous propose en octobre, en souvenir du mois italien organisé auparavant par Eimelle Laure. Rien n’est imposé : les participations sont libres, une seule fois, ou autant de fois que vous le désirez. Vous pouvez vous inscrire sur le blog de Martine, ici, ou sur la page Facebook du mois italien.

Cette édition 2018 se déroulera donc du 24 au 31 octobre. Voici les rendez-vous que Martine nous a concoctés :

  • mercredi 24 : votre billet de présentation.
  • jeudi 25 : un film ou une série télévisée italienne que vous aimez et souhaitez nous faire connaître.
  • vendredi 26 : journée avec Elena Ferrante (la série de « L’amie prodigieuse » ou un autre de ses romans).
  • samedi 27 et dimanche 28 : un week-end à Venise, à travers les romans, son histoire, sa cuisine…
  • lundi 29 : une nouvelle ou un recueil de bonnes nouvelles italiennes à partager.
  • mardi 30 : un petit tour dans les îles Sardaigne, Sicile…
  • et mercredi 31 : on termine cette semaine italienne au choix en musique, ou autour d’une table, ou en feuilletant un album photos, ou en papotant autour d’un bon café italien en partageant notre ou nos derniers coups de coeur littéraires italiens.

Belle Semaine italienne à toutes et à tous!

 

 

Dogman, de Matteo Garrone avec Marcello Fonte

Titre original et titre français : Dogman

Sortie : 2018

Réalisateur : Matteo Garrone

Acteurs principaux : Marcello Fonte (Marcello), Edoardo Pesce (Simoncino), Alida Baldari Calabria (Alida),Francesco Acquaroli (Francesco).

Production : Italie, France.

Durée : 102 mn (1h42)

 

Marcello est toiletteur pour chiens dans une station balnéaire abandonnée. Entre les barres d’immeubles dégradées des années soixante, la plage baignée par une pluie automnale incessante, et les quelques commerces qui subsistent à coups d’expédients frisant l’illégalité, il ne fait pas bon vivre dans cet endroit oublié. Et pourtant, les habitants déshérités qui, on l’imagine bien, restent parce qu’ils n’ont pas les moyens de quitter les lieux, font dorloter ce qu’ils ont de plus cher au monde. Et Marcello s’en charge à merveille, lui dont l’amour des chiens, même des plus méchants, est presque l’unique raison de vivre.

Mais il y a aussi sa fille, Alida, âgée d’une dizaine d’années, qui vit chez sa mère et qu’il ne voit que de temps en temps. Outre les chiens, Marcello a une passion pour la plongée, qu’il partage avec sa fille. Il rêve d’ailleurs de l’emmener plonger en Calabre. Mais cela coûte cher, et c’est en grande partie pour cela que Marcello revend occasionnellement de la drogue à Simone, ancien boxeur toxicomane tombé dans la délinquance.

L’ennui, c’est que Simone devient de plus en plus violent, il ne paye pas la drogue qu’il consomme et il pourrit la vie des commerçants du quartier qu’il rackette ou vole. Mais ceux-ci n’osent pas porter plainte, car ils savent que Simone se vengera dès qu’il sera sorti de prison. Marcello, lui, est doux comme un agneau ; il persiste à appeler le caïd par son diminutif, Simoncino : il n’a que cette arme, parce que sa carrure et sa timidité ne lui permettent pas de s’opposer à Simone. Mais il dira oui une fois de trop et ira en prison à la place de Simone, parce qu’il n’hésite pas un instant à endosser la responsabilité du vol, à assumer sa responsabilité.

Matteo Garrone, réalisateur de Gomorra, signe un film noir et violent aux dialogues minimalistes, mais remarquablement bien interprété par l’acteur principal, Marcello Fonte, qui communique ses émotions avec une grande justesse, sans jamais en faire trop. On aime la tendresse de Marcello vis-à-vis de sa fille, l’attachement à son quartier, si sordide soit-il, à ses habitants qui l’apprécient, mais l’homme a un gros défaut qui, dans ces circonstances, va le faire basculer… Le scénario est tiré d’un fait divers italien des années quatre-vingt, une vengeance qui donne froid dans le dos. Quoi qu’il en soit, Marcello Fonte a reçu le prix d’interprétation masculine du festival de Cannes 2018 et c’est amplement mérité !

 

 

La semaine italienne chez Martine

Pour patienter jusqu’en mai, moment tant attendu du mois italien sur les blogs, Martine nous a proposé cette année d’organiser une semaine italienne, dont vous trouverez le programme ci-dessous. Elle commence dès aujourd’hui et comprendra donc deux week-ends, puisqu’elle se terminera le dimanche 29 octobre. Une semaine assortie du beau logo que nous propose Martine:

 

Le programme de Martine :

– Samedi 21 octobre : Billet de présentation et/ou invitation à l’opéra. A nous, Verdi, Puccini, Rossini… Pour le plaisir de découvrir ou réécouter les plus belles voix italiennes !

– Dimanche 22 octobre : Une journée à Venise avec le commissaire Brunetti et sa dernière enquête proposée en lecture commune « Minuit sur le canal San Boldo » de Donna Leon.

– Lundi 23 octobre : A table ! En ce premier jour de vacances scolaires, une recette de cuisine italienne à partager pour se mettre en appétit !

– Mardi 24 octobre : Sur une proposition de Florence, une sortie cinéma, un film à visionner parmi cette sélection :  « Folles de joie » avec V. Bruni Tedeschi et Micaella Ramazzotti, « Les Opportunistes » aussi avec V. Bruni-Tedeschi, « The leisure seeker« , « La prima cosa bella » et encore « La grande bellezza » et « Youth » de Paolo Sorrentino, « The young pope« … ou tout autre film que vous avez envie de voir ou revoir.

– Mercredi 25 octobre : Pour la journée des enfants, un album de littérature jeunesse à présenter (ou une lecture libre)

– Jeudi 26 octobre : L’année 2017 étant (presque) terminée, un roman paru cette année (en VO en Italie) ou dans sa traduction française de notre côté des Alpes.

– Vendredi 27 octobre : Court, noir, avec ou sans sucre ! Une nouvelle (ou un recueil pour les plus motivés) policière, noire ou romancée, doucereusement sucrée !

– Samedi 28 octobre : En route pour un « week-end à Rome » : un roman ayant pour cadre Rome, ou dont l’auteur est romain, se déroulant sous l’Antiquité ou de nos jours, peu importe l’époque mais en lien avec la Ville éternelle.

– Dimanche 29 octobre : Pour finir ce court séjour d’octobre, une escale sur les îles, Sardaigne ou Sicile, l’une ou l’autre, ou les deux. Une lecture sarde ou sicilienne à partager !

 

Je participerai bien entendu à plusieurs de ces rendez-vous. Nous nous retrouvons dès demain pour la lecture commune consacrée à la toute dernière enquête du commissaire Brunetti, « Minuit sur le canal San Boldo » de Donna Leon (sur mon autre blog, Le livre d’après, pour ce 1er rendez-vous, puisqu’il ne s’agit pas de littérature italienne, Donna Leon étant américaine et écrivant en anglais).

 

 

Vi auguro una buonissima settimana italiana

A domani !

 

 

Ma PAL italienne de rentrée

Les vacances en Italie étant l’occasion de faire le plein de lectures en VO, je vous propose de découvrir le programme italien que je me suis fixé pour cette année. Il est assez ambitieux, et pour la première fois, les romans en italien sont plus nombreux que ceux traduits en français. Mais j’ai bon espoir d’y parvenir !

 

De Andrea De Carlo, que l’on a pu voir récemment dans les librairies francophones avec « La merveille imparfaite », voici deux romans en VO : « Due di due », l’amitié entre deux garçons qui sont au lycée en 1968 et choisiront deux voies très différentes. Et « Giro di vento », quatre amis milanais qui achètent ensemble une maison de campagne en Ombrie et qui découvriront une petite communauté qui vit en autarcie.

 

La suite des aventures du commissaire Bordelli en VO, avec « Morte a Firenze« , de Marco Vichi, qui se déroule au moment de la grande inondation de Florence en 1966. Il n’est pas encore traduit en français.

 

Une plongée dans le monde étrusque, aux côtés de Virgile, avec le très beau  » Un infinito numero » de Sebastiano Vassalli. Il existe en français sous le nom de « La source étrusque ».

 

Un polar qui se déroule à Naples : le premier tome de la série des enquêtes du commissaire Lojacono : « Il metodo del coccodrillo » paru en français sous le titre « La méthode du crocodile ».

 

Un polar très attendu des fans, le tome suivant des enquêtes de Rocco Schiavone, d’Antonio Manzini, « Pulvis e umbra » :

 

Le nouveau roman de Francesca Melandri, « Sangue giusto« , à paraître en octobre :

En français, « Le marchand qui voulait gouverner Florence«  d‘Alessandro Barbero : six portraits de personnages  du Moyen Âge, qui nous emmènent à Parme, Florence, Sienne, Orléans..

 

Quatre autres titres en VO :

« Ti prendo e ti porto via », de Niccolo Ammaniti, en français « Et je t’emmène ».

« Chi manda le onde » de Fabio Genovesi. En français « D’où viennent les vagues ? » 

Les deux autres ne semblent pas traduits en français.

 

La trilogie des « Beati Paoli », de Luigi Natoli, pour pouvoir participer à la lecture commune sur le troisième tome (l’intégrale en VO, en un seul volume : merci Mireille !).

 

Et pour terminer, un roman que j’ai lu cet été, mais dont je ne publierai la chronique que lorsqu’il sortira en français (à l’automne 2017, comme annoncé au début de l’année ? ) : « L’enfant perdue » d’Elena Ferrante.

 

Et vous, avez-vous lu certains de ces livres ? Etes-vous partants pour des lectures communes ?

 

 

La peinture italienne au musée Condé de Chantilly

dsc_0768Entre toutes les merveilles que possède le château de Chantilly et notamment le musée Condé, de nombreuses peintures de la Renaissance italienne méritent plus que largement le détour ! Elles ont été rassemblées au XIXème siècle par le duc d’Aumale, alors propriétaire du domaine.

C’est à l’âge de huit ans, en 1830, qu’Henri d’Orléans, duc d’Aumale, devient le nouveau seigneur du domaine de Chantilly dont il hérite de son parrain, le duc de Bourbon, dernier des Condé. Le duc d’Aumale est français par son père, Louis-Philippe, duc d’Orléans, qui deviendra roi des Français en 1830, et italien par sa mère, Marie-Amélie de Bourbon-Sicile. En 1844, il épouse sa cousine, Marie-Caroline de Bourbon-Sicile. Historien, bibliophile, et collectionneur d’art, et notamment de peintures, le duc d’Aumale acquiert pendant toute sa vie des œuvres prestigieuses qu’il expose au sein du château de Chantilly.

A sa mort, il lègue le château et ses collections à l’Institut de France, en exigeant notamment que la muséographie qu’il a adoptée continue à être respectée. Parmi les trésors accumulés par le Duc d’Aumale se trouvent de magnifiques tableaux de grands maîtres italiens, dont la collection de son beau-père le Prince de Salerne qu’il a acquise en 1852, que l’on peut donc admirer dans la disposition que le Duc d’Aumale avait choisi. Voici quelques-unes des plus célèbres de ces œuvres :

 

portrait-de-simonetta-vespucci-piero-cosimoPiero di Cosimo, Portrait de Simonetta Vespucci, vers 1490.

madone-de-la-maison-dorleans-raphaelRafaello Sanzio, dit Raphaël, La Madone de la maison d’Orléans, vers 1506-1507.

les-trois-gracesRaffaello Sanzio, dit Raphaël, Les Trois Grâces, vers 1504-1505.

le-mariage-mystique-de-saint-francois-dassiseStefano di Giovanni, dit Sassetta, Le mariage mystique de Saint François d’Assise, 1437-1444.

allegorie-de-lautomne-boticelliSandro Botticelli, L’allégorie de l’automne.

Et aussi Filippo Lippi, Fra Angelico, Ghirlandaio… Pour plus d’infos, je vous conseille de consulter le site du domaine de Chantilly.

 

 

Promenade à Portovenere

A l’occasion du mois italien d’Eimelle, je repars pour quelques promenades italiennes, en commençant par Portovenere, un magnifique petit port de la côte ligure, existant depuis l’époque romaine. Comme les Cinq Terres voisines, Portovenere fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Porto Venere se situe en face de Lerici, non loin de La Spezia, sur un promontoire qui vient délimiter la partie ouest du bien nommé Golfe des poètes d’un côté et qui plonge vers le large de l’autre. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres des magnifiques Cinque terre.

On accède à Portovenere par bateau depuis La Spezia ou Lerici, mais aussi par une route côtière qui zigzague le long du Golfe, derrière d’impressionnants chantiers navals. On quitte enfin la ville de La Spezia aux abords industriels peu attrayants pour se retrouver face à un petit port blotti dans une anse, que surplombent de hautes maisons aux façades multicolores.

Le Golfe des poètes depuis Portovenere, par une journée d’été chaude, mais nuageuse.

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Vent et vagues sont également au rendez-vous dans l’étroit chenal qui sépare le port et le village de l’île de Palmaria.

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L’église de San Pietro, très bien conservée, domine la mer depuis le XIII ème siècle.

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La vue en direction des Cinq Terres se dégage.

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Un sentier descend jusqu’à un belvédère situé à côté de l’entrée de la grotte Arpaia, dite Grotte Byron.

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Nous quittons le promontoire pour parcourir la principale rue commerçante,

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flâner le long des maisons hautes et étroites, couleur pastel, qui bordent le petit port,

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et enfin retrouver le soleil de juillet sur le Castello Doria qui domine le village et le port.  Le « mauvais temps » ne dure jamais longtemps en Italie…

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Et un dernier coup d’oeil avant de partir…

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Dans le cadre du mois italien 2016 chez Eimelle

le mois italien