Le fleuve des brumes, Valerio Varesi.

L’auteur

 

Valerio Varesi est né à Turin en 1959. Après des études de philosophie à l’université de Bologne, il devient journaliste à La Repubblica. En 1998, il publie le premier tome d’une série dédiée aux enquêtes du commissaire Soneri, « Ultime notizie di una fuga ». Le quatrième tome, paru en 2003, « Il fiume delle nebbie » est le premier de la série à être traduit en français par les éditions Agullo, sous le titre « Le fleuve des brumes ». Il vient de sortir en format de poche au cercle Points. Les éditions Agullo viennent de publier une autre enquête du commissaire Soneri sous le titre « La pension de la via Saffi ».

 

Le fleuve des brumes

 

 

Les italiens sont à l’origine du «Slow food». Un mouvement devenu international dont les déclinaisons constituent aujourd’hui la «slow life», -il existe même le «slow blogging»- qui consiste à refaire… ce que l’on faisait avant, c’est-à-dire prendre son temps et approfondir ! Le roman de Valerio Valeri, publié en français en 2016 par les éditions Agullo, mais paru en Italie en 2003, serait-il un précurseur aussi dans le domaine du roman policier ?  Un « slow giallo[1] » ou « slow polar » en quelque sorte ?

En tout cas, le commissaire Soneri prend son temps. Son enquête se déroule pianissimo, comme les eaux du Pô qui s’écoulent lentement dans la basse-plaine, des environs de Parme jusqu’à la mer Adriatique.  Mais Soneri n’a pas le choix. Les villages traversés vivent au rythme du fleuve, il faut attendre, toujours attendre : le passage des péniches, la montée des eaux, la fin des pluies, la décrue, puis l’arrivée du gel qui assèchera les peupleraies inondées ; attendre que les hommes se décident à parler, même un peu… pour faire avancer l’enquête.

Comme le reste du roman, l’intrigue démarre doucement. La pluie tombe depuis des jours. Rien d’anormal, un vrai temps de Toussaint. Les eaux du Pô montent rapidement et le trafic est à l’arrêt. L’ordre d’évacuation sera peut-être donné par le préfet. Il faut attendre, encore. Fatalistes, les hommes sont assis dans le cercle nautique et jouent aux cartes. Ils voient passer la péniche de Tonna, un vieux batelier qui connait le fleuve comme sa poche.

Etonnant tout de même de partir par ce temps… D’autant que dans les conversations focalisées sur la météo et la crue, certains disent avoir vu la péniche de Tonna, mais il n’y avait personne dans la cabine, au gouvernail. Le mystère s’épaissit d’heure en heure, tandis que la pluie continue de grossir les eaux du fleuve. Le brouillard s’en mêle bientôt. La péniche est introuvable, tout comme Tonna.

Le même jour, un suicide par défénestration se produit à l’hôpital voisin.  La victime, connue dans tous les services, était en réalité un homme en bonne santé qui venait plusieurs fois par semaine discuter avec les patients dans les salles d’attente. Etrange… Le commissaire Soneri appelé sur les lieux ne croit pas à la thèse du suicide : la victime n’est autre que le frère du batelier disparu sur le Pô.

Le fleuve des brumes est loin des clichés de l’Italie, de ses couleurs, de sa chaleur. C’est un roman policier d’atmosphère avant tout, qui plonge dans les méandres de l’histoire italienne, quand communistes et fascistes se vouaient une haine farouche. Le fleuve y apparaît comme métaphore de l’Histoire et de la haine qui couve, des sentiments qui prennent leur temps avant de trouver un accomplissement, de la vengeance, lente mais implacable. Un roman lent mais envoûtant, au charme particulier. Je lirai avec intérêt et surtout curiosité le second volet des enquêtes de Soneri, qui vient de paraître en français, mais j’attendrai sa sortie en poche. A réserver de toute façon aux « slow » lecteurs…

 

 

[1] Giallo : nom donné en Italie au roman policer, au genre policier. Signifie « jaune », de la couleur des couvertures d’une ancienne collection de policiers publiée par les éditions Mondadori.

Le fleuve des brumes , Valerio Varesi, traduit de l’italien par Sara Amrani, Points seuil n°P4531, mars 2017, 284p.

 

 

Livre lu dans le cadre du challenge polars et thrillers chez Sharon et du challenge Il viaggio chez Martine.

Il nuovo venuto, Marco Vichi.

 

C’est la troisième enquête du commissaire Bordelli que je lis et je n’ai pas été déçue, bien au contraire ! Nous sommes à la fin de l’année 1965 dans une Florence hivernale où les précipitations quotidiennes hésitent entre pluie et neige. Le commissaire Bordelli se demande avec qui il passera le réveillon de Noël et il interroge ses collègues à ce sujet.

Le travail le rappelle bien vite à l’ordre : un homme vient d’être assassiné chez lui, une paire de ciseau plantée dans la nuque. Les indices sont minces et Bordelli n’est pas très motivé. Il faut dire que la victime lui fait horreur, depuis qu’il a découvert qu’il s’agissait de Badalamenti, un usurier qui faisait chanter ceux qui étaient tombés sous sa coupe, allant même jusqu’à racheter leurs biens à bas prix, les plongeant dans une ruine certaine.

On s’en doute, la nouvelle de la mort de Badalamenti fait plus d’un heureux, parmi lesquels se cache sans doute le meurtrier. Faisant fi de la légalité, comme à son habitude, Bordelli décide d’aller rendre visite aux créanciers de l’usurier et de leur rendre lui-même les traites qui les liaient à l’odieux profiteur.

Bordelli se retrouve seul pour cette enquête, son fidèle adjoint, le jeune sarde Piras, étant en convalescence en Sardaigne : une fusillade lui a en effet causé une vilaine blessure à la jambe et il se remet doucement dans sa famille. Mais son instinct professionnel n’est pas au repos, et le suicide d’un proche lui paraissant suspect, il se lance sur les traces d’un ingénieur au passé trouble.

Marco Vichi nous emmène tranquillement sur ces deux pistes que les deux enquêteurs mènent séparément. Mais l’intrigue, peu compliquée, n’est pas l’objet de ce « giallo » : le thème central est bien le commissaire lui-même, dont l’auteur explore la psychologie et l’histoire.

Le commissaire Bordelli a l’impression désagréable de mal vieillir. Beaucoup de choses ont changé autour de lui et il regrette le passé. Certes, ses souvenirs de guerre sont toujours présents, comme dans les deux volumes précédents, mais il y a autre chose cette fois. Les jeunes qu’il a l’occasion de rencontrer dans son enquête lui font entrevoir l’existence d’un fossé entre leur génération et la sienne. Et pourtant, il se sent attiré par la jeune et belle Marisa qui lui rappelle Milena, dont il partageait la vie dans « Une sale affaire ».

Bordelli se demande s’il ne doit pas commencer à préparer sa retraite : à cinquante-cinq ans, il envisage de chercher une maison dans la campagne florentine où il pourrait jardiner et se retirer d’un monde de moins en moins fait pour lui. Mais parviendra-t-il vraiment à quitter sa ville ? Florence est d’ailleurs l’autre personnage central de « Il nuovo venuto », une ville bien éloignée de celle que les touristes connaissent : c’est une Florence populaire, celle des petites gens, des petits délinquants, ceux que fréquentent habituellement Bordelli, ceux qui n’ont pas été gâtés par la vie et auxquels le commissaire n’oublie d’ailleurs jamais de rendre justice.

Enfin, il y a les amis fidèles du commissaire. Rosa, bien sûr, pour qui il cherche un cadeau de Noël sortant de l’ordinaire, et puis le légiste Diotivede, avec lequel il échange toujours quelques piques bienveillantes, sans oublier Botta, le repris de justice fin-cuisinier qui a appris la cuisine du monde dans les différentes prisons qu’il a fréquentées…

L’ensemble donne un roman nostalgique, plein de sensibilité, et très humain. L’enquête policière n’est finalement que secondaire. Bordelli est un commissaire au grand cœur, un peu solitaire, mais sachant néanmoins s’entourer quand les circonstances le demandent. Un roman dont on attend avec impatience la traduction en français mais dont je suivrai, sans hésitation, la suite des aventures en italien !

Il nuovo venuto, Marco Vichi, edizioni TEA, Milano, mars 2015, 426 p.

 

Livre lu dans le cadre du mois italien et du challenge Leggere in italiano.

 

 

 

Promenade à San Giminiano delle belle torri

San Giminiano aux belles tours… C’est le nom qu’a pris cette commune en devenant libre, à l’aube du XIII ème siècle. Des maisons-tours, San Giminiano n’en possédait pas moins de soixante-quinze à l’époque. Elle ne sont aujourd’hui plus que treize, auxquelles s’ajoutent églises, palais et remparts, à témoigner de cette architecture médiévale des XII ème et XIII ème siècles. Je vous invite à une promenade dans ses ruelles …

 

…sous un ciel laiteux dispensant une chaleur écrasante…

 

La piazza della cisterna, où l’orage menace…

 

La place du dôme

 

Du haut de cette tour, combien de siècles nous contemplent…?

 

Si proche et si loin des touristes, une cour intérieure où règne la sérénité…

 

Une sieste, à l’ombre des épais murs ?

 

Des rues tranquilles, en plein juillet…

 

Lierres et pierres, quelques couleurs de la Toscane…

 

Suivre la pente naturelle…

 

Et découvrir de petits paradis sur terre…

 

Entre deux maisons, le grand spectacle de la nature…

 

Une mer d’oliviers dans la campagne toscane…

 

 

On retourne vers la ville et ses remparts…

 

Pour se reposer, à l’ombre, devant un autre paysage, crée par l’Homme…

 

 

 

 

Les enfants de Venise, Luca di Fulvio

L’auteur

Luca di Fulvio est né en 1957 à Rome où il vit et travaille actuellement. Diplômé d’art dramatique, il est d’abord comédien, avant de se lancer dans l’écriture à la fin des années quatre-vingt-dix. « La gang dei sogni » (2008) et « La ragazza che toccava il cielo » (2013) sont aujourd’hui traduits en français et publiés par les éditions Slatkine et Cie sous les titres « Le gang des rêves » et « Les enfants de Venise ».

 

Les enfants de Venise

 

Rome 1515. Shimon Baruch, un marchand juif, se fait agresser et voler une bourse remplie de pièces d’or, fruit d’une bonne affaire qu’il vient de conclure. Voulant se venger, il tue l’un de ses jeunes agresseurs, un attardé mental prénommé Ercole. Lui-même grièvement blessé à la gorge par Mercurio qui le laisse pour mort sur les pavés, Shimon Baruch se remet mais perd définitivement l’usage de la parole. Une fois la peur oubliée, sa volonté de vengeance est décuplée et il part à la recherche de Mercurio.  Ce dernier ne sait pas que Baruch a survécu et se croyant coupable d’un assassinat, il décide de s’enfuir.

Comme Mercurio, ses complices Zolfo et Benedetta ne voulaient pas donner la mort mais seulement voler pour manger. Livrés à eux-mêmes, n’ayant aucun endroit où aller, ils accompagnent Mercurio sur les routes du Nord en direction de Venise. En chemin, ils rencontrent par hasard Isacco, un escroc juif qui se fait passer pour un médecin, et sa fille Guidetta.

Le courant semble passer entre Mercurio et Giudetta, mais leurs routes se séparent peu avant Venise. Mercurio choisit en effet de ne pas abandonner Zolfo qui préfère suivre un moine fanatique prêchant la haine des juifs. Il faut dire que le jeune Zolfo a été traumatisé par la mort d’Ercole dont il rend responsable le marchand juif. Quelques temps plus tard, après avoir été recueilli par une veuve de Mestre qui deviendra sa mère d’adoption, Mercurio se rend à Venise, bien décidé à retrouver la belle Giudetta.

Le premier regard qu’ils échangent confirme ce que tous deux pressentaient : ils sont follement amoureux ! Peu importe, Isaaco n’entend pas donner sa fille à un petit voyou; il l’a amenée à Venise précisément pour qu’elle connaisse une autre vie que celle de l’escroc qu’il a toujours été lui-même. Et puis surtout, Mercurio est chrétien, tandis que Giudetta est juive… Pendant ce temps, Shimon Baruch, toujours assoiffé de vengeance, arrive à Venise et progresse dans ses recherches…

Venise au XVIème siècle, on s’y croirait ! Les remugles des murs rongés par l’humidité, l’eau croupie, la violence, le sang et la pauvreté qui plongent le plus grand nombre dans la déchéance, les manipulations du pouvoir qui décrète en 1516 l’enferment des juifs dans le Ghetto, de grands nobles qui ne sont que de mesquins personnages (mais pas tous, loin de là), les procès de l’Inquisition et leur lot d’injustices : Luca di Fulvio nous emmène dans un monde, le nôtre, où la vérité n’existe pas : elle est seulement celle que veulent et écrivent les puissants…

« Les enfants de Venise » est un formidable roman d’aventures, avec pour fil conducteur une histoire d’amour qui unit deux êtres épris de liberté. Mercurio est brillant : voleur d’une grande habileté, son imagination débordante et sa capacité à endosser tous les rôles l’amènent à adopter des déguisements plus vrais que nature. Giudetta est déterminée, courageuse, et n’hésite pas à braver les interdits quand elle sait que son combat est juste. Mercurio et Giudetta s’aimeront, s’épauleront, se sauveront.

Voilà donc une histoire romanesque comme on les aime, sur fond historique, avec une foule de personnages attachants qui ne livrent pas tout de suite leur vérité. Un roman qui se lit d’une traite et dont les 800 pages ne doivent pas vous effrayer !

Je remercie les éditions Slatkine et Cie de m’avoir fait découvrir ce roman et cet auteur.

Les enfants de Venise, Luca di Fulvio, traduit de l’italien par Françoise Brun, Editions Slatkine et Cie, avril 2017, 798 p.

 

Livre lu dans le cadre du mois italien chez Martine, et du challenge vénitien.

Les confessions, Le confessioni, de Roberto Andò.

Titre original : Le confessioni.

Titre français : Les confessions.

Sortie : 2016

Réalisateur :  Roberto Andò.

Acteurs principaux : Toni Servillo, Connie Nielsen, Johan Heldelbergh, Daniel Auteuil, Marie-Josée Crozes, Stéphane Freiss, Giulia Ando, Lmabert Wilson.

Production : italo-française.

Durée : 100 mn

 

 

Un magnifique hôtel de luxe allemand, situé au bord de la Baltique, accueille un sommet du G8 : sont réunis les ministres de l’économie des pays du G8, français, italien, américain, russe, japonais, anglais, canadien et allemand, ainsi que le directeur du Fonds Monétaire International, Daniel Roché, joué par Daniel Auteuil. Celui-ci a tenu à convier un moine italien, Roberto Salus, qui ne sait pas bien pourquoi il se trouve là.

On apprend tout de suite qu’une décision d’une importance capitale a été prise, et que celle-ci laissera de côté les pays les plus pauvres, sacrifiés dans la manœuvre. On devine que les conséquences en seront très graves, à la lourdeur du secret que ces grands financiers tiennent à préserver coûte que coûte.

Dans la nuit, Daniel Roché convoque le moine et lui demande d’écouter sa confession. Celle-ci dure plusieurs heures, et le moine est vu sortant de la suite de Roché au petit matin.  Quelques heures plus tard, Roché est retrouvé mort. Qu’a-t-il révélé à son confesseur ?

Interrogé par la police, comme par les participants au sommet, et même par un ami intime de Roché désespéré par sa mort, le moine Salus refuse de parler, s’en tenant au respect de ses vœux. Mais son silence en dit long…

« Les confessions » est un lent thriller qui nous emmène dans les coulisses du G8 où les couloirs feutrés d’un hôtel de luxe se changent en une prison à l’atmosphère lourde : certains sont pris dans un rôle trop grand pour eux. La décision qui a été adoptée n’est pas assumée par tous de la même manière, on le sent bien, mais tous ont peur que le secret soit révélé. Le cynisme ambiant fera peu à peu place au questionnement de certains, preuve que l’espoir est toujours là.

L’idée géniale du réalisateur a été de confronter ce moine chartreux, qui a fait vœu de silence et de pauvreté, qui ne possède rien, même pas sa propre vie, aux représentants ultimes du pouvoir de l’argent. La seule présence du moine, qui traîne dans son sillage un silence éloquent, suffit à ébranler les certitudes de ceux qui règnent sur la vie des hommes. Lui qui enregistre le chant des oiseaux plutôt que les révélations de ses semblables, oppose la force de l’esprit aux manipulations politiques.

« Les confessions » est un grand film, dont la très belle photographie met en avant les rivages de la Baltique, froide, grise et pourtant majestueuse, à l’image des grands du monde de la finance et de l’économie. Il nous appelle à réfléchir sur les liens qui unissent le pouvoir et l’argent, sur le secret, et sur la force de la réflexion et de l’empathie qui, même minoritaires, peuvent les contrer. Tout n’est donc pas perdu ! Il nous révèle également l’affreuse solitude des grands de ce monde, englués dans des jeux de pouvoir qui les dépassent et qui les mènent inexorablement à leur perte. Un film beau et utile, au casting remarquable, sur un sujet d’une brûlante actualité !

 

 

 

Film vu dans le cadre du mois italien 2017.

 

Leggere in italiano, nouveau logo

Pour le challenge « Leggere in italiano », ma fille a eu la gentillesse de me concocter un nouveau logo mixant les couvertures de quelques livres italiens de genres bien différents. Je vous laisse le découvrir et vous invite, si vous désirez vous inscrire, à lire les principes du challenge sur la page qui lui est consacrée. Ce challenge est jumelé avec celui de Martine, « Il viaggio », et avec le challenge vénitien si le thème est en rapport avec Venise.

Buona lettura ed a presto !

 

 

 

Promenade à Portofino

Je reprends ma série des Promenades, profitant du challenge Il viaggio, consacré en févier à la fois au Carnaval de Venise et à la Ligurie, pour vous emmener à Portofino. Connu pour être le rendez-vous de la jet set internationale, Portofino représentait pour moi le Saint-Tropez italien. Avant de l’avoir vu ! Car ce tout petit port niché dans une nature luxuriante n’a rien à voir avec la cité varoise. Certes, il y a quelques belles boutiques, et l’on sait que des vedettes y séjournent, mais la ressemblance s’arrête là.

Dès que l’on s’écarte du centre, la nature a droit de séjour et l’on est étonné par le calme ambiant, malgré la saison touristique. Portofino est entouré d’un parc naturel régional d’une grande richesse : un véritable paradis pour les randonneurs et dont on peut admirer la beauté en arrivant par bateau.

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La présence de quelques yachts nous signale l’arrivée imminente.

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L’entrée dans le petit port s’accompagne d’une explosion de couleurs.

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Un charme fou !

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La piazzetta, et ses terrasses et restaurants, dominée par des collines à la végétation foisonnante.

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Quelques ruelles créant des perspectives colorées.

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Le théâtre « Perla del Tigullio » où se tient un concours lyrique international chaque été.

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Le port minuscule, où se croisent bateaux de touristes, vedettes élégantes et bateaux de pêcheurs.

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L’église San Giorgio, construite au XII ème siècle, domine le port d’un côté, la mer de l’autre,

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et de son parvis, nous offre un panorama magnifique sur Portofino.

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En allant vers le Château Brown, au détour d’un chemin,

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un degradé de bleus et de verts…

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… qui a attiré de nombreux écrivains et artistes.

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Il est temps de repartir vers Rapallo, en longeant la côte cette fois, sur l’un des très beaux chemins du parc régional.

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Avec toutes ces couleurs dans les yeux…

Challenge Il viaggio chez Martine 

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